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1914-1918 et les Tursacois

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1914-1918 et les Tursacois

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Population de Tursac

Population de Tursac :  recensements de 1901 – 1925

1901 : 505 habitants

1925 : 376 habitants

Comment expliquer une telle chute de la population de notre village : 129 personnes, plus du quart de la population de 1901 ?

28 morts officiellement reconnus (probablement plus) :
– ceux qui sont morts au front
– ceux qui sont morts de leurs blessures quelques années après, principalement les grands blessés et les gazés.

La baisse de la natalité s’explique du fait de la disparition de plus de la moitié des hommes jeunes.

La surmortalité est liée aux mauvaises conditions sanitaires et surtout à la grippe espagnole.

Les départs à la ville …

Cette situation s’est retrouvée dans toutes les campagnes et de façon. bien moindre, dans les villes.

Sur la base de ces recensements, la saignée due à la guerre a été terrible !

À noter : les comparaisons par lieux-dits sur les états de recensement peuvent difficilement être faites, les regroupements n’étant pas les mêmes.

Mais on peut noter que le recensement de 1901 relevait 139 maisons et 145 ménages. Celui de 1925, 145 maisons et 108 ménages, de nombreuses maisons se sont ainsi retrouvées inoccupées.

Les femmes de Tursac pendant la guerre

La situation des femmes de paysans à Tursac devait être assez semblable à celle relatée par de nombreux témoignages dans d’autres régions.

Dès 1914, elles se sont mobilisées pour prendre la relève des hommes partis au front. Probablement la moitié des exploitations était tenue par des femmes dans des conditions particulièrement difficiles alors que machines et bêtes ont souvent été réquisitionnées.

Les femmes étaient également confrontées à la pénurie de pain, sucre, de pâtes alimentaires, aux soucis que leur causait le moral des permissionnaires.

28 hommes morts à Tursac : tous n’étaient pas mariés, mais la proportion de veuves devait approcher le quart des femmes mariées de 20 à 40 ans. Cette situation se retrouve dans toutes les campagnes et c’est dans la paysannerie que l’on comptait le plus de veuves.

En effet, en 1918 en France, 60% des agriculteurs étaient sur le front, presque toujours dans l’infanterie, alors que les ouvriers et les employés étaient plutôt affectés à des missions de soutien de l’armée ou dans l’artillerie ou le nombre de morts était bien moindre.

femme au champ